En 2015, la vente de vinyles rapporte davantage que le streaming


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Un rapport économique du lobby du disque américain révèle que la vente de vinyle rapporte plus d’argent en 2015 que les revenus publicitaires du streaming.

Et si l’industrie du disque, à l’heure d’Internet, était sauvée par son aïeul ? Un rapport de la Recording Industry Association of America (RIAA), l’organisation des professionnels américains du disque, révèle chiffres à l’appui que sur les six premiers mois de 2015, la vente de vinyles a rapporté davantage que les revenus liés à la publicité sur les plateformes de streaming.

Un revenu total, entre janvier et juin, qui s’élève à 221 millions de dollars (environ 197 millions d’euros), soit 60 millions de plus que les sites de streaming. Plus significatif encore, on remarque une hausse de profit de 52% par rapport à l’année précédente, représentant désormais 30% du volume de ventes physiques. Le vinyle n’est plus en train de faire son retour, il est attablé au banquet du music business et se ressert allègrement sans demander la permission.

Pourtant, tout va plutôt bien pour les fournisseurs de contenu musical en ligne : 162 millions de dollars de recettes, 27% de croissance sur l’année, l’argent rentre toujours à flots dans les caisses de Vevo, Youtube, Spotify et les autres. Une situation qui fait de l’industrie musicale un casse-tête économique total, avec trois supports majeurs (vente physique, téléchargement légal et streaming) se partageant de façon plutôt équitable le grand gâteau des recettes. Et le gâteau s’est remis à grossir, puisqu’il est en hausse de 6% par rapport à 2014 – le streaming dépassant pour la première fois la barre du milliard de dollars de revenus au premier semestre.

Et en France ?

Reste qu’en France, l’industrie du disque fait plutôt peine à voir en comparaison de son homologue américaine : le marché, légèrement dominé par des ventes physiques en chute libre (-18% cette année…) et globalement emmené par le streaming (en progression de… 43% !), a perdu 6 points sur les six premiers mois de 2015 selon le Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP). Si les chiffres concernant les ventes de vinyles existent (le SNEP annonce 514 000 galettes vendues en 2014, avec une progression de 42% sur l’année), l’organisme reconnaît lui-même ne pas prendre en compte tous les labels et distributeurs du support, ce qui rend les estimations inférieures à la réalité.

Une tendance qui, comme l’explique méticuleusement La République du son, se retrouve cependant en Allemagne et au Royaume-Uni, où le nombre de vinyles neufs vendus a dépassé le million en 2014, chose qui n’était plus arrivée depuis… 1995. Pas de doute, la platine à papa vit une seconde jeunesse.

Source : konbini

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