La génération Y se met-elle trop la pression pour aller bien ?


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Les réseaux sociaux comme miroirs déformants

Selon Emerson Csorba, cette “comparaison impitoyable” évoquée par l’un de ses interlocuteurs n’est pas, comme on pourrait le croire, le vecteur d’une compétition saine. Au regard de tous ses entretiens, ils invoque, a contrario, un mélange d’anxiété et de doute.

L’une des causes principales de ce sentiment de dévalorisation par rapport aux autres serait la vision biaisée de la réussite sur les réseaux sociaux. En effet, nos “posts” relatent rarement les difficultés et les épreuves par lesquelles nous passons avant d’accomplir telle ou telle chose. Les réseaux sociaux mettent en lumières nos succès, même si nous avons dû passer par des défaites au préalable.

C’est le résultat qui est visible et non le chemin parcouru pour y arriver, donnant une impression de facilité et d’immédiateté de la réussite à laquelle il est difficile de se mesurer. Et même si une étude de 2013 tendait à montrer (et nous en avons tous probablement fait l’expérience personnelle), que plus nous passons de temps sur Facebook, plus nous nous sentons tristes et insatisfaits, nous passerions paradoxalement 18 heures par jour connectés aux médias (de manière collective).

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