La sixième extinction de masse a déjà commencé


--------- Publicité ---------

Des chercheurs de l’université de Stanford annoncent que nous sommes au bord de la sixième extinction de masse, potentiellement la pire catastrophe depuis la disparition des dinosaures. Sauf que cette fois, l’astéroïde, c’est nous.

Peut-être devrions-nous écouter les avertissements avant qu’il ne soit trop tard (Image : Legendary Pictures)

Des oiseaux aux bactéries, nous sommes très franchement dépendants d’une flopée d’autres organismes pour notre survie. Que ce soit vis-à-vis de la nourriture, des vêtements, de la régulation de l’environnement ou encore de la maintenance de la flore. Malheureusement, les vertébrés disparaissent de plus en plus fréquemment, impliquant un paquet de conséquences néfastes. Au point que désormais, même les humains ont de fortes chances de s’éteindre.

Même en utilisant les estimations les plus “conservatrices”, la situation reste désastreuse. Dans un récent article pour l’université de Stanford, Paul Ehrlich, professeur de l’étude des populations, explique que “sans aucuns doute, nous entrons actuellement dans la sixième grande extinction de masse. Nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis.”

Selon Ehrlich et son équipe de recherche, les animaux continuent d’être éradiqués plus vite qu’à la normale – le ratio d’espèces en voie de disparition n’a pas été aussi élevé depuis 65 milliards d’années, entre 15 à 100 fois supérieur à ce qu’il devrait être. Ce serait en l’occurrence 41 % des espèces d’amphibiens, 25 % des espèces de mammifères et 13% des espèces d’oiseaux qui seraient menacées, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature.

Il y a déjà eu cinq soudaines et dramatiques pertes de biodiversité, aussi appelées extinction de masse. S’agit-il de la sixième ? (Image : CNX)

Une question de survie

Il ne s’agit pas seulement de sauver des glaciers en fonte ou d’adorables bébés rhinocéros. Certaines espèces – aussi sales soient-elles – sont vitales pour la survie des êtres humains. L’abeille, par exemple, est cruciale pour contrôler l’approvisionnement alimentaire mondial, alors que certaines espèces risquent d’être éradiquées en Amérique du Nord.

Contacté par Konbini, le Dr Mike Barett, directeur des sciences et de la politique de la branche britannique de la WWF, déclare:

Ces recherches font écho à celles du rapport “Planète vivante” de la WWF, qui souligne un déclin de 52% de la population des vertébrés depuis les 40 dernières années. Si cette tendance n’est pas inversée, nous serons témoins d’encore davantage d’extinctions. Il est d’autant plus évident que nous devons en faire beaucoup plus pour protéger la faune et l’habitat de ces animaux.

Selon les recherches menées par Ehrlich, les plus grand facteurs de la destruction de la biodiversité et des vies humains sont les mêmes : le défrichement des terres, l’introduction d’espèces invasives, les émissions de dioxyde de carbone, les toxines et autres pesticides. Ces mêmes éléments dont les scientifiques et les chercheurs nous décrient les effets néfastes depuis des années.

Source : konbini

--------- Publicité ---------



------------ Publicité ------------

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>